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    Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber

     

    Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber 
     
    par Charles Spurgeon
     
    Chrétien, avec soin et attention, avec la Sainte crainte et tremblement, avec foi et confiance en Jésus seul, que toujours ta requête soit : garde-moi selon Ta Parole. Il en a le pouvoir, Lui Seul, de te garder de toute chute, et te préserver irrépréhensible, irréprochable devant la Présence de Sa Gloire avec une joie ineffable.
     

    «Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » (1 Corinthiens 10:12).

     

    C’est un fait étrange qu’un homme fier de la grâce reçue puisse dire; J’ai une grande foi, je ne tomberai pas; une pauvre petite foi le peut, mais pas la mienne. J’ai un ardent amour dit un autre, je peux tenir, il n’y a pas de danger que je ne m’égare. Celui qui se glorifie de la grâce est présomptueux de s’en glorifier ainsi. Ceux qui ont un tel comportement s’imaginent que leurs grâces peuvent les garder, ne sachant pas que le torrent doit couler constamment de la source, ou encore que le ruisseau sera bientôt à sec.

    Si un torrent continuel d’huile ne vient à la lampe, même si aujourd’hui elle éclaire avec éclat, elle fumera demain, et son odeur sera désagréable. Prends garde de ne point te glorifier dans la grâce, mais plutôt glorifie-toi et confie-toi en Christ et en Sa force, car c’est seulement de cette manière que tu pourras être gardé de toute chute. Prie davantage, passe plus de temps dans la Sainte Adoration, lis les Saintes Ecritures avec un plus grand zèle et sans relâche, veille sur toi-même avec soin, vis plus près de Dieu, prend l’exemple sur les meilleurs modèles. Que le parfum Céleste soit sur ta conversation. Que tu aies la passion des âmes. Vis ainsi, et que les hommes puissent dire: Nous le connaissons pour avoir été avec Jésus, et avons appris de lui, et quand viendra cet heureux jour, que celui que tu aimes puisse dire: tu as combattu le bon combat, tu as achevé ta course, et désormais la Couronne de Justice t’est réservée, celle qui ne vient pas à la corruption.

    Chrétien, avec soin et attention, avec la Sainte crainte et tremblement, avec foi et confiance en Jésus seul, que toujours ta requête soit : garde-moi selon Ta Parole. Il en a le pouvoir, Lui Seul, de te garder de toute chute, et te préserver irrépréhensible, irréprochable devant la Présence de Sa Gloire avec une joie ineffable. 

    « Je lui bâtirai une maison stable », Dieu nous a bâti une maison stable, stable parce que équilibrée selon les critères des cieux et non pas selon ceux de la sagesse humaine. Cette maison est construite sur un fondement bien précis et parfaitement accompli en toute chose. Elle a été crée par Sa main puissante et subsistera éternellement, elle est le temple de Dieu dans lequel Il veut faire résider Sa gloire et à travers duquel Il veut se manifester aux hommes. Cette maison Le satisfait pleinement, elle reflète les profondeurs de Son cœur et de Son âme, elle porte un nom majestueux et glorieux : Jésus-Christ.

    Oui Dieu nous a bâti une  « maison stable » en la personne de Son Fils bien aimé, une maison dans laquelle nous pouvons habiter en paix. Ceux et celles qui ont fait le choix d’y demeurer pleinement ont aussi fait le choix de se plier volontairement aux règles de conduite de cette maison. Nous découvrons jour après jour la valeur de l’équilibre qui la régie et les profondeurs immuables de son fondement,  basés à la fois sur la Vie du Christ et sur l’obéissance aux  Saintes Ecritures, dans une sainte et saine crainte de Dieu. Nous discernons petit à petit que c’est dans ce seul contexte bien précis que notre ministère de sacrificateur peut s’accomplir en terme de valeur pour Dieu notre Père.

    Seuls les sacrifices de louange offerts à travers ce fondement ont une bonne odeur pour les cieux. L’adoration manifestée dans une maison construite ainsi ne peut que se réjouir de la visite au quotidien de la  « Schekina ». La présence de Dieu ne peut se satisfaire des sacrifices des «  Caïn », elle viendra uniquement oindre ceux des « Abel ».

    Lorsque le Seigneur Jésus-Christ est venu marcher sur la terre des hommes, Il affirmait dans son comportement  une stabilité spirituelle remarquable.  Cet équilibre venait du fait de sa totale dépendance à la volonté de son Père sans choisir pour lui-même ce qu’Il devait dire ou faire. Il a marché fidèlement dans deux principes essentiels du Royaume de Dieu :

    1)    La grâce de Dieu

    D’abord une vie puissante en grâce et en compassion qui va le pousser à offrir sa vie pour le salut de quiconque croirait en Lui. Par le sacrifice de sa vie, ce n’est plus une année de grâce qui allait être proclamée mais des centaines et des centaines. Des millions de personnes trouveront en Lui un accès au trône de la grâce et jouiront d’un héritage éternel, gratuitement, sans rien payer, uniquement par la foi. Ils seront puissamment délivrés du joug de Satan et prétendront librement à une royauté qui n’est pas de ce monde.  Il est le sacrifice de Dieu pour les péchés de toute l’humanité, un sacrifice définitif, perpétuel, et dont le sang est continuellement efficace pour nous purifier.  Jésus incarne merveilleusement les œuvres du cœur de Dieu dans une manifestation parfaite de l’amour.


    2)    La crainte de Dieu

    Et puis il y a cette crainte respectueuse de Dieu et son attachement extraordinaire à l’obéissance qui vont le caractériser tout au long de sa vie. Jésus transpirait  l’amour pour les hommes mais aussi l’amour des choses d’en haut, qui ne laissait pas la place à la légèreté ou à la superficialité, cela  provoquait d’ailleurs  l’étonnement de tous.

    Il craindra Dieu jusqu’à se soumettre volontairement à la souffrance, «  Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche (Esaïe 53:7) ». Son témoignage ne pouvait faire les frais de la vérité, la grâce qu’Il manifestait avec tant de ferveur ne pouvait être entachée par une quelconque entorse aux commandants.  « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir (Matthieu 5 : 17) ». Cela bien sûr l’a conduit à souffrir différentes formes de rejet, d’être incompris, mal jugé, par des non Juifs mais aussi par beaucoup de ses frères.

    Il va se soumettre à son Père sans réserve, fuyant l’amour du monde et ses convoitises, sans jamais se mettre en avant ou chercher à se faire justice. Sa nourriture sera de faire la volonté de Dieu et surtout de ne rien entreprendre qui pourrait la contrarier. Il était mort à Lui-même.

     

    Frères et sœurs, ces deux « jambes », ces deux colonnes, nous feront  habiter une maison stable et nous feront marcher devant le Oint de Dieu sans honte. Nul besoin d’attendre une certaine perfection de vie pour exercer notre « sacrificature  »,  Jésus nous choisit tel que nous sommes, pourvu que nous le laissions bâtir pour nous une maison stable ; c'est-à-dire un cœur circoncis par le Saint-Esprit où s’entremêlent divinement la révélation de la grâce et la révélation  de la Parole. Dieu va tout réunir en nous pour que nous devenions  un temple sanctifié, mis à part, équilibré, pour accueillir la royauté de Son Fils. Ceux et celles qui ont goûté à la liberté de la grâce de Dieu n’ont plus qu’une seule occupation, celle de Le servir dans l’amour, avec crainte. « Étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu. Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi  (1Pierre 2 :16-17) ».

    C’est au Saint-Esprit que revient la charge de nous conduire dans les profondeurs de cette grande vérité. Il nous y mènera certainement dans la mesure où nous seront animés par cette même volonté de trouver Son cœur et Son âme. Tantôt Il nous ramènera à reconsidérer la crainte de Dieu, tantôt  la liberté de la grâce. La Parole nous portera à expérimenter les valeurs de la grâce et la grâce nous portera à expérimenter les valeurs de la Parole ; tout cela dans la présence du Oint de Dieu, Jésus-Christ. C’est cela la vraie stabilité, la vraie liberté, c’est cela qui nous apportera le vrai repos, « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes (Matthieu 11:29)». Le repos de nos âmes sur cette terre est conditionné au respect des saintes Écritures dans la plénitude du Saint-Esprit. Rechercher à en être rempli pour une toute autre raison ne peut que nous mettre en grand danger spirituel. Le Diable trouve une porte grande ouverte à son œuvre lorsqu’un enfant de Dieu veut le Saint-Esprit pour que ses propres désirs soient satisfaits, même spirituels.

    Il y a un certain nombre d’exemples dans la Bible d’hommes ou de femmes, ou de peuples, qui ont été déséquilibrés dans leur marche spirituelle en négligeant l’un ou l’autre. Cela a souvent obligé le Seigneur à agir comme un père agit devant la désobéissance de son enfant. Certains ont mis plus l’accent sur la grâce dans leur vie où l’Esprit de Dieu était plus à leur service qu’autre chose. L’on a vu alors des débordements scandaleux qui ont jeté un grand discrédit sur le Christ, des comportements de gens soit disant conduits par  « l’Esprit », soit disant inspirés, soit disant spirituels.

    D’autres ont mit l’accent seulement sur la loi, sur les commandements, sur la lettre, sur la crainte, mais sans l’onction de Dieu, en dehors de la présence de Dieu. Cela donne des gens qui ont une apparence de piété mais qui, parce qu’ils n’ont pas le souffle vivifiant, vivent leur vie spirituelle comme s’ils en avaient  renié ce qui en fait la force. Le « cérébral », lorsqu’il  prend en otage la Parole de Dieu, enfante une religion morte, des personnes sincères, mais qui n’ont pas la vie jaillissante du Saint-Esprit. Pour eux la Bible n’est qu’un condensé de dogmes et de morales et leur donne souvent le sentiment que la vie chrétienne est lourde et pesante.

    Dans le deuxième chapitre du premier livre de Samuel  nous lisons que le sacrificateur Eli ne se mettait pas en peine d’éduquer ses enfants dans  la Parole de Dieu. Il leur permettait cependant de servir Dieu mais pas de lui obéir. Ses fils pouvaient offrir des sacrifices pour Dieu sans remettre en question leur comportement, sans se remettre en cause. Ce déséquilibre est voué à l’échec, cette maison ne peut pas résister au regard de Dieu, elle ne correspond pas au cœur de Dieu. Quelque soit la raison qui a motivé Eli à ne pas corriger ses enfants, elle est mauvaise, ce n’est pas cela l’amour de Dieu, ce n’est pas cela  ce que Dieu cherche. Avez-vous déjà observé un enfant qui n’est jamais repris et corrigé par ses parents. A terme il se permettra des abominations et fera la honte de ses parents parce qu’il n’a pas de crainte.

    « C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont mort. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. (1 Corinthiens 11:27/32) ».
    Les fils d’Eli sont mort faute de se juger eux-mêmes dans une sainte crainte de Dieu, « La crainte de l'Éternel est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort (Proverbe 14 :27) ».

    Si la discipline de Dieu disparaît de nos vies et de  l’Église, il ne faut pas alors s’étonner que de moins en moins de chrétiens soit fidèles et stables dans leur vie. La bénédiction qui veut nous transporter dans les lieux célestes se voit emprisonnée dans toutes sortes de conceptions erronées et nous sommes alors en danger d’expérimenter l’échec.  « La crainte de l’Éternel est le commencement de la science; les insensés méprisent la sagesse et l'instruction (Proverbes 1:7)». Il nous faudra apprendre urgemment la pédagogie de l’échec de Dieu pour reprendre le bon chemin. Pourtant, combien de jeunes aujourd’hui dans nos églises ne connaissent pas cette discipline. On les encourage à servir, à offrir des sacrifices, mais sans nécessité de changer de vie et sans obligation de mourir à eux-mêmes. Attention, nous risquons d’en faire des irresponsables, et le Seigneur ne fermera certainement pas les yeux. « Pourquoi honores-tu tes fils plus que moi…/… car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront voués à l’ignominie (1 Samuel 2) ». Pourquoi ? Parce qu’Eli pensait que Dieu allait fermer les yeux.

    Il est intéressant aussi d’examiner les reproches que Paul  formule aux Corinthiens. «Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez la supporter; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels». 
    L’apôtre a discerné chez les Corinthiens ce même déséquilibre. Pourtant il y avait au milieu d’eux  une vie de l'Esprit extraordinaire, avec des dons spirituels authentiques, mais  leur « maison personnelle » n’était pas stable. Ils n’avaient choisi qu’une partie de l’évangile, celle qui correspondait le plus à leur aspiration, à leur désir de jouir du surnaturel. Comprenez-vous pourquoi il nous faut toujours nous remettre sur l’autel du sacrifice tous les jours de nos vies. Nous devons donner l'occasion au Seigneur de nous émonder.

    Il y avait la grâce d’une véritable activité de l’Esprit mais pas la totalité comme Dieu l’espérait. Ils ne suivaient pas l’Oint de Dieu, ils s’en servaient. Ce genre d’immaturité conduit toujours à la négligence de la Parole de Dieu. La crainte de Dieu qui devait les pousser à l’obéissance et ainsi à rechercher la maturité était absente, ce qui rendait la prédication de Paul inopérante, inefficace. Dans de telles conditions il est impossible que des chrétiens grandissent dans la foi. «Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide (Hébreux 5:12) ».

    Source : http://www.bible-foi.org

     

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    Comment le Saint-Esprit nous vivifie

     

    Comment le Saint-Esprit nous vivifie

    Article de Henri Viaud-Murat 

     

    La vivification de notre âme consiste à la débarrasser de tous les mensonges accumulés dans notre vie passée de péché. Ces mensonges représentent, au niveau de nos pensées, de nos sentiments et de notre volonté, tout ce qui était contraire à la nature même de Dieu, et qui nous avait été “injecté” par Satan. 

     

    Parmi les grâces les plus excellentes attachées à la nouvelle alliance, figure la promesse que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, doit vivifier notre corps mortel. Mais, en nous conduisant aussi dans toute la vérité, Il vivifie aussi notre âme.

    Les hommes qui, depuis la chute, ne bénéficient pas de la Vie éternelle sont coupés de la seule Source de Vie qui compte, celle de la Vie du Seigneur Lui-même. Ils sont donc sous la domination de la mort.

    Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6: 23).

    Qui est le prince de la mort? C’est le diable, Satan. Il est aussi le menteur et le père du mensonge, depuis le commencement.

    On peut donc dire que le mensonge, tout comme le péché, produit la mort, tandis que la Vérité affranchit du mensonge et produit la Vie.

    La Vie éternelle est la Vie même de Dieu, manifestée en chair en la Personne du Seigneur Jésus-Christ, qui a dit: “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par Moi” (Jean 14: 6).

    Nous ne pouvons recevoir la Vie éternelle de Dieu que par la repentance et la foi en Jésus-Christ. Dès que nous nous sommes repentis de nos péchés, et que nous avons accepté le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître, nos péchés sont effacés, et nous recevons la Vie éternelle de Dieu.

    Au commencement, par la désobéissance d’Adam et d’Eve, la mort est entrée dans le monde. L’esprit d’Adam et d’Eve a été plongé dans la mort spirituelle. Par la suite, cette mort s’est progressivement étendue dans tout leur être, et leur corps physique a fini par connaître à son tour la mort, plusieurs centaines d’années après la chute.

    De même, la Vie éternelle commence par remplir l’esprit du pécheur repenti, lorsqu’il passe par une nouvelle naissance spirituelle.

    Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation” (2 Cor. 5: 17-18).

    Dans notre esprit régénéré, en Christ, toutes choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles. Nous devenons alors, dans notre esprit, qui est notre nouvelle nature, un “homme spirituel” entièrement nouveau, un “homme intérieur” re-créé par Dieu à l’image du Seigneur Jésus.

    L’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Éphésiens 4: 24).

    Notre esprit devient la demeure permanente du Saint-Esprit, mais aussi du Père et du Fils. Notre esprit resplendit de la Vie éternelle. Il est saint, pur, “justice de Dieu en Christ” (2 Cor. 5: 21). Notre esprit est définitivement libéré du péché, de la maladie et de la mort. Il est en permanence vivifié par la présence de l’Esprit de Dieu en lui.

    Dès lors, commence le processus graduel de transmission de la Vie éternelle à notre âme, qui est notre être conscient, et aussi à notre corps physique.

    La vivification de notre âme consiste à la débarrasser de tous les mensonges accumulés dans notre vie passée de péché. Ces mensonges représentent, au niveau de nos pensées, de nos sentiments et de notre volonté, tout ce qui était contraire à la nature même de Dieu, et qui nous avait été “injecté” par Satan.

    Les pensées, les sentiments et la volonté des hommes pécheurs, non régénérés, sont ceux du diable, comme le Seigneur le dit à Pierre, qui voulait Lui éviter les souffrances de la croix:

    Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera” (Matthieu 16: 23-25).

    Si les pensées de Satan sont celles des hommes, il est clair que les pensées des hommes sont aussi celles de Satan. Ces pensées mauvaises sont littéralement incrustées dans le psychisme de l’homme pécheur, jusqu’à façonner complètement son caractère, sa culture, ses goûts, ses habitudes, et ses raisonnements.

    L’homme non régénéré a donc de lui-même une image qui reflète une identité complètement étrangère à la nouvelle identité de son “homme nouveau” en Christ.

    Nous comprenons donc à présent pourquoi le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples:

    Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.”

    Il s’agit, pour chacun des disciples du Seigneur Jésus, de faire mourir, ou de renoncer complètement à la personne qu’il était jusqu’à sa nouvelle naissance, afin de revêtir la nouvelle personne qu’il est en Christ.

    Deux personnalités aussi radicalement opposées ne peuvent contrôler le même individu! Pour que l’homme nouveau que nous sommes déjà dans notre esprit puisse se manifester dans notre âme et notre corps, il faut que nous renoncions à tout ce que nous étions dans notre ancienne nature, et que nous acceptions de le conduire à la mort de la croix.

    Nous devons pleinement accepter cette vérité: Pour Dieu, la personne que nous étions avant notre nouvelle naissance a été mise à mort en Christ. Notre esprit régénéré est notre nouvelle personne. Mais, au niveau de notre âme, de notre être conscient, nous ne sommes pas encore pleinement conscients de ce que nous sommes déjà dans notre esprit.

    Notre âme est encore conditionnée par notre ancienne nature. Or, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Car, si notre âme reste encore conditionnée par notre ancienne nature, la Vie éternelle qui emplit, anime et vivifie notre esprit ne pourra pas passer pleinement dans notre âme et notre corps, qui resteront partiellement contrôlés par la maladie et la mort.

    Nous devons donc renouveler entièrement tout le contenu de notre âme, afin de la purifier de tout ce que la mort y avait introduit, pour le remplacer par tout ce qui provient du Seigneur, au travers de notre esprit.

    Ce processus de renouvellement et de purification s’effectue sous la direction du Saint-Esprit qui demeure en nous, et s’appuie sur notre étude de la Parole de Dieu, la Bible.

    C’est le Saint-Esprit qui est le Grand Enseignant qui nous conduit dans toute la Vérité, qui nous révèle la pensée de Dieu qui est dans la Bible, qui nous rappelle cette pensée chaque fois que nous en avons besoin, et qui nous aide à la mettre en pratique dans tous les domaines de notre vie.

    En étant ainsi renouvelée et purifiée, notre âme est vivifiée et guérie de toutes ces “maladies de l’âme” provoquées par le mensonge, le péché et la mort spirituelle qui nous contrôlaient auparavant.

    Plus notre âme est purifiée et vivifiée, et plus la Vie éternelle, qui jaillit de l’Esprit de résurrection, peut aussi pénétrer dans notre corps mortel, afin de le guérir et de le vivifier à son tour.

    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à (littéralement: vivifiera) vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (Romains 8: 11-14).

    La “chair” est une puissance de péché et de mort qui demeure dans nos membres physiques. Mais la Croix, c’est-à-dire la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, nous a libérés de l’emprise de cette puissance de péché et de mort.

    Nos corps mortels, ainsi libérés de cette emprise, peuvent à présent être offerts à Dieu comme un sacrifice de bonne odeur, afin de devenir des instruments de la justice de Dieu.

    Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6: 11-14).

    En même temps, la loi de l’Esprit de Vie, qui nous a libérés de la loi du péché et de la mort, peut à présent vivifier notre corps mortel, lui insuffler la Vie éternelle, pour le guérir et le maintenir en bonne santé, jusqu’au retour du Seigneur, ou jusqu’à notre mort physique.

    C’est la volonté de Dieu pour nous, et nous ne devons pas en douter. Si le Seigneur Jésus, sur le bois de la croix, S’est chargé dans Son corps de la malédiction, de nos péchés, de nos maladies et de la mort, c’est pour nous en délivrer entièrement, dès à présent et pour toujours.

    Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec Lui” (Actes 10: 38).

    Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable” (1 Jean 3: 8).

    Le Seigneur Jésus n’a pas guéri seulement toutes les maladies physiques. Mais Il a aussi constamment guéri les coeurs brisés, toutes les maladies de l’âme, toutes les maladies psychiques, et jusqu’à toutes les possessions démoniaques.

     

    Il était déterminé à détruire toutes les œuvres du diable, partout où Il les rencontrait sur Son chemin.

    Tout esprit mauvais a besoin d’un corps pour pouvoir pleinement s’exprimer. C’est pour cela que les démons cherchent à pénétrer dans des corps d’hommes ou, faute de mieux, d’animaux.

    Le but du diable, c’est de faire passer dans la nature humaine tout ce qui caractérise sa propre nature. Au coeur de la nature de Satan, il y a la haine, le meurtre, l’orgueil, l’égoïsme, et le mensonge. Mais il y a aussi la crainte effroyable qu’il éprouve à la pensée de son jugement final dans le lac de feu et de soufre.

    Ce sont toutes ces caractéristiques qu’il s’efforce de faire passer dans les êtres humains, afin de les transformer de plus en plus à son image.

    En cela, il ne fait, là encore, qu’imiter l’action du Saint-Esprit, qui vient demeurer en nous pour faire passer en nous toutes les caractéristiques de Dieu. Nous sommes déjà créés, dans notre esprit, à l’image de Jésus-Christ. Mais nous sommes aussi prédestinés à être entièrement semblables à l’image de Jésus-Christ. Lorsque nos yeux Le verrons, nous serons entièrement semblables à Lui!

    Car ceux qu’Il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés” (Romains 8: 29-30).

    Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est” (1 Jean 3: 2).

    Combien il est bon et encourageant de réaliser que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, nous a été donné pour faire passer dans tout notre être toutes les caractéristiques du Seigneur Jésus, Son amour, Sa sainteté, Sa puissance et Sa gloire!

    Dieu veut S’exprimer et Se manifester au travers de nous! C’est pour cela qu’Il vient habiter en nous, et qu’Il nous transforme à Son image. Plus nous sommes transformés à Son image, et plus Il peut S’exprimer et Se manifester au travers de nous!

    Le diable n’a rien inventé! Lui aussi, cherche à transformer les hommes à son image, afin de s’exprimer et de se manifester au travers d’eux!

    Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent” (Jacques 2: 19).

    Satan et tous ses démons tremblent devant Dieu et au Nom de Jésus! C’est pour cela qu’ils s’efforcent de nous injecter leur propre peur, de même qu’ils s’efforcent de nous injecter leur propre haine, leur propre orgueil et leur propre égoïsme!

    C’est ainsi qu’un démon de peur n’est pas un méchant démon qui veut vous faire peur, mais c’est un démon qui a peur lui-même, et qui s’efforce de vous communiquer sa peur, pour manifester sa propre peur au travers de vous!

    Il en est ainsi pour toutes les caractéristiques de la chair: ce sont les caractéristiques de Satan et des démons, que la chair veut vous communiquer pour les manifester au travers de vous! C’est ainsi que la chair, Satan et les démons assouvissent leurs passions infâmes!

    Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables” (Galates 5: 19-21).

    Toutes ces choses sont directement inspirées par l’esprit de Satan. Ce sont les œuvres de la mort. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous dit:

    Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (Romains 8: 12-14).

    L’Esprit de Dieu en nous veut nous conduire dans une pleine crucifixion de la chair, afin que nous soyons conduits par l’Esprit de Dieu.

    Si, par la foi, nous nous livrons entièrement à l’action bienfaisante et vivifiante du Saint-Esprit, nous serons de plus en plus remplis de la Vie et de la nature de Christ, et le Seigneur Jésus pourra de plus en plus Se manifester en nous et au travers de nous.

    En produisant en nous le fruit de l’Esprit, c’est le caractère et la Vie du Seigneur Jésus qui se manifesteront au travers de nous:

    Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit” (Galates 5: 22-25).

    Comment produire ce fruit de l’Esprit? En renonçant à tout ce que nous étions auparavant, en nous livrant entièrement à l’action du Saint-Esprit, et en restant étroitement attachés au Seigneur Jésus et à Sa Parole.

    Alors le Dieu Créateur, le Dieu d’Amour infini, pourra progressivement nous remplir de Sa Présence et de Son Esprit, et manifester la glorieuse Personne du Seigneur Jésus en nous et par nous!

    Combien il est doux et vivifiant de nous laisser ainsi “posséder” par l’Esprit du Dieu Vivant! Dieu nous remplit alors de toute Sa Nature, tout en nous plongeant dans un océan d’Amour, de Joie et de Paix!

    Combien cette divine “possession” est radicalement différente de la manière dont Satan et ses mauvais esprits possèdent leurs victimes! Ils les possèdent pour manifester leur mauvaise nature en eux et par eux, tout en les détruisant et en les menant à la mort!

    Tandis que le Seigneur, en nous remplissant de Sa Vie éternelle, nous libère de tout lien satanique, nous unit à Lui dans une douce communion, et nous ouvre pleinement à toutes les merveilles de Sa nature divine, tout en nous édifiant et en nous menant dans les joies ineffables d’une éternité en Sa Présence!

    Oui, si notre Seigneur Jésus a accepté de payer un prix aussi élevé pour nous sauver et nous racheter de l’esclavage du malin, comment ne nous donnerait-Il pas toutes choses en Lui et avec Lui?

    Il veut panser toutes nos plaies de l’âme et du corps, les guérir parfaitement, et nous remplir de Sa sainteté, de Sa santé divine, et de tout ce qu’Il est Lui-même!

    Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 8: 31-39).

    Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles” (2 Cor. 4: 17-18).

    Que ces paroles soient pour nous de puissants encouragements! Qu’elles alimentent en permanence notre foi! Qu’elles nous soutiennent dans toutes nos épreuves! Bientôt, nous les oublierons complètement, car Jésus vient chercher Son Épouse! Nous Le verrons face à face, nous serons semblables à Lui, et nous serons pour toujours avec Lui!

     

    Source : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com

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    Une coupe de tremblements

    Une coupe de tremblements

    David Wilkerson

    Le Seigneur n’a jamais voulu que Son peuple vive dans la panique ni qu’il tremble de frayeur. Même dans l’Ancien Testament, le Seigneur avait un peuple qui croyait en Ses promesses et qui n’était pas atteint par le chaos environnant. Nous le voyons dans la vie du prophète Habakuk, un homme qui a reçu une vision qui “parle de la fin” (Habakuk 2:3 version Darby).

    Habakuk a vu un peuple qui, dans les derniers temps, allait s’user lui-même en poursuivant l’avarice et la convoitise. D’après cette vision, un esprit de violence terrifiant allait prévaloir à cette époque (voir 1:9). Habakul dit de tout cela : “La coupe de la droite de l’Éternel se tournera vers toi, Et l’ignominie souillera ta gloire” (2:16).

    Nous savons qu’un prophète parle toujours d’abord à sa propre génération. Pourtant, d’après Habakuk lui-même, cette parole prophétique concerne aussi notre génération. Il nous dit : “car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas” (2:3 version Darby). Habakuk voyait une coupe de tremblements : “J’entendis, et mes entrailles tremblèrent… et je tremblai sous moi-même” (3:16 version Darby).

    Nous voyons ici un prophète saint, un homme de prière qui, pendant un temps, a été tellement submergé par des événements affreux que même lui a tremblé. Mais l’Esprit est venu sur Habakuk, le poussant à prophétiser : “car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes; le travail de l’olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de nourriture; les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables; mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force; il rendra mes pieds pareils à ceux biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés” (3:17-19).

    Dieu a ôté la coupe de tremblements de Son serviteur Habakuk. Et Il fera la même chose à tous Ses fidèles aujourd’hui.

     
     
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    Tiens ta position

    Tiens ta position

    David Wilkerson

     


    J’entends parler de nombreux croyants qui ont bu à la coupe du désespoir. Ils ont subi tant de traumatismes et endurés tant d’épreuves qu’ils sont maintenant épuisés. Ils sont tellement courbés sous le poids des soucis qu’ils pensent qu’un seul souci de plus, une crainte supplémentaire, risque de les écraser au-delà de tout espoir de restauration. Ils sont arrivés à un point de rupture, à l’extrême fin d’eux-mêmes.

    Que dit Dieu à un tel peuple effrayé qui tremble d’anxiété ? Quelle est Son ordonnance pour ceux dont les cœurs flanchent à cause de la peur, dont les yeux sont fixés sur les calamités qui s’abattent sur eux ? Il leur donne cette parole : “Réveillez-vous ! Debout !” (voir Esaïe 51:17). Voilà la condition pour que Dieu ôte la coupe de tremblements de nos lèvres : “Debout ! Tiens ta position !”

    Bien-aimé, avec tout ce qui approche – avec les hommes mauvais qui deviennent de plus en plus vils et méchants, avec les crises économiques qui ne cessent de croître – le peuple de Dieu a besoin de d’avantage que de messages qui font plaisir. Il a besoin de plus que des sermons qui insufflent une foi éphémère. Un homme m’a écrit : “Vos récents messages semblent répétitifs. Les uns après les autres, ils tentent d’encourager des croyants désespérés. On a l’impression que peu de gens savent comment s’emparer d’une foi qui ne doit pas être constamment revivifiée. Ne connaissent-ils pas leur Bible ?”


    C’était exactement la préoccupation de Dieu au sujet d’Israël. Quelle a été la réponse de Dieu à leur accusation ? Il leur a dit : “Qui es-tu, pour avoir peur de l’homme mortel, Et du fils de l’homme, pareil à l’herbe ?” (Esaïe 51:12). En d’autres termes : “J’ai mis Mes paroles dans ta bouche. Je t’ai couvert de Ma main. Je t’ai promis que tu es Mon peuple. Mais tu n’es toujours pas persuadé que je serai fidèle pour accomplir la Parole que Je t’ai donnée. Tu crains encore les hommes qui passent tels de l’herbe.”


    Paul a dit : “selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun” (Romains 12:3). Il est donné à chaque croyant une portion ou un certain degré de foi. Et cette portion doit être édifiée en une foi inébranlable, qui ne vacille jamais. Comment ? Alors que la foi grandit, elle est fortifiée d’une seule façon : en entendant et en faisant confiance à la Parole de Dieu.




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    Blessé par l’incrédulité

     

    Blessé par l’incrédulité

    David Wilkerson


    Il nous est dit au travers des Psaumes et des autres textes de sagesse que nous avons un Dieu qui rit, pleure, s’attriste et qui peut être mis en colère. De la même manière, le Nouveau Testament nous dit que nous avons un souverain sacrificateur dans le Ciel qui est touché par nos infirmités, le même Homme de chair et de sang qui a été Dieu sur Terre et qui est à présent un Homme glorifié pour l’éternité.

    Sans le moindre doute, notre Seigneur est un Dieu qui a des émotions. Et je me demande ceci : comment Jésus pourrait-Il ne pas être blessé par la grande incrédulité qui se développe dans le monde entier, aujourd’hui ?

    A quelle fréquence l’Église d’aujourd’hui blesse-t-elle le Seigneur
    à cause de son incrédulité ?

    Pense à l’incrédulité des disciples dans le bateau avec Jésus, lorsqu’il a commencé à couler sous le coup des vagues. A quel point Jésus a-t-il dû être blessé lorsqu’ils Lui ont adressé ses paroles incrédules : “Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?” (Marc 4:38).

    Qu’en était-il des occasions où Jésus avait miraculeusement nourri les foules avec seulement quelques pains et quelques poissons ? Il avait accompli ce miracle à deux reprises, nourrissant au total de 9000 personnes, sans compter les femmes et les enfants. Pourtant, même après ces œuvres incroyables, les propres disciples de Jésus étaient encore empêtrés dans l’incrédulité. Après un de ces miracles où Il avait nourri les foules, Christ leur a parlé du levain des pharisiens et “Les disciples raisonnaient entre eux, et disaient : C’est parce que nous n’avons pas de pains” (Marc 8:16).

    Jésus doit avoir été choqué par leurs paroles. Il venait tout juste de multiplier miraculeusement le pain pour les foules, devant les yeux de Ses Disciples. De toute évidence, Il était blessé quand Il leur a répondu : “Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas de pains ? Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ?... Et il leur dit : Ne comprenez-vous pas encore ?” (Marc 8:17-19,21).

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